11.12.2007 - 2007-11-12 MONTREAL: Bell Centre / The Police au Centre Bell - Délire un peu court...
Setlist
| 01 | Message In A Bottle |
| 01 | Walking On The Moon |
| 02 | Demolition Man |
| 03 | Voices Inside My Head |
| 04 | When The World Is Running Down |
| 05 | Don't Stand So Close To Me |
| 06 | Driven To Tears |
| 07 | Hole In My Life |
| 08 | Every Little Thing She Does Is Magic |
| 09 | Wrapped Around Your Finger |
| 10 | De Do Do Do, De Da Da Da |
| 11 | Invisible Sun |
| 12 | Can't Stand Losing You |
| 13 | Roxanne |
| 14 | King Of Pain |
| 15 | So Lonely |
| 16 | Every Breath You Take |
| 17 | Next To You |

The Police are a reunion worth waiting for...
The Police au Centre Bell - Délire un peu court...
Après avoir attendu plus de 20 ans avant de pouvoir voir enfin le trio réuni sur scène, les fans de The Police ont été plutôt gâtés cette année: Sting et ses deux potes ont en effet une fois de plus enflammé le Centre Bell hier, pour la troisième fois en moins de six mois!
À voir (et entendre) l'accueil délirant que leur ont réservé hier soir les quelque 13 000 spectateurs rassemblés dans le Centre Bell, on aurait toutefois pu croire qu'un autre 20 ans s'était écoulé depuis la dernière visite du trio, en juillet dernier.
Et ce, même si plusieurs de ces fans - dont un vieil ami croisé avant le show et un certain collègue qui se reconnaîtra sûrement - assistaient à ce "retour" de The Police pour la seconde ou la troisième fois.
Ce n'était une surprise pour personne (ils l'ont fait chaque soir depuis le lancement de leur tournée, en mai dernier à Vancouver), Sting et ses deux complices (Stewart Copeland à la batterie et Andy Summers à la guitare) ont ouvert le bal avec Message in a Bottle, hit de l'excellent album Reggatta de Blanc, après que Copeland a donné le coup d'envoi en frappant sur un immense gong. La salle s'est levée de son siège en un seul bond.
"Ça va, Montréal?" a lancé Sting en franÇais entre les paroles de deux refrains.
Pantalon noir serré, t-shirt moulant exhibant bien ses muscles qui le font paraître encore bien jeune (malgré ses 56 ans bien sonnés), Sting a ensuite présenté ses deux complices, encore en franÇais, avant d'enchaîner avec une version assez convaincante de Walking on the Moon.
Six mois après le lancement de la tournée, c'est un spectacle assez bien rodé que nous a présenté hier soir The Police. Mis à part quelques petites variations ici et là, pas beaucoup de changement par rapport aux deux derniers shows à Montréal, en juillet. Une surprise toutefois, le groupe n'a interprété ni 'Roxanne' ni 'Synchronicity', deux de leurs plus grands hits.
Musicalement, les trois célèbres musiciens ont eu leurs bons moments... et leurs moins bons... Entre une 'Hole in my Life' inspiré et une Can't Stand Loosing You endiablé (interprétée en finale, avant les rappels), on a ainsi eu droit à une 'Don't Stand So Close' to Me un peu molle et une Wrapped around Your Finger endormante.
Et que dire de cette version décevante de 'Truth Hits Everybody'? Visiblement incapables de reproduire l'énergie punk de cette excellente vieille chanson, Sting et ses copains ont semblé obligés d'en baisser le rythme et la tonalité (pour la voix de Sting).
Aussi, autant Sting paraît encore très en voix dans certains titres, autant il en arrache un peu plus dans d'autres. Tout comme Summers, qui est encore capable de livrer des solos inoubliables (dans 'When the World is Running Down'), mais qui peine à remplir tout l'espace sonore dans d'autres pièces. Heureusement, l'excellent Stewart Copeland est toujours aussi solide et alerte derrière sa batterie.
Mais peu importent ces petits détails, l'essentiel de la musique de The Police est encore bien là: les mélodies et les refrains accrocheurs de Sting, les rythmes recherchés et irrésistibles de Copeland, les riffs et ambiances sonores de Summers et le plaisir de jouer ensemble sur scène. Et c'est surtout cela que les fans voulaient retrouver chez Sting et ses collègues.
© Le Journal de Montréal by Maxime Demers