05.01.2008 - 2008-05-01 OTTAWA: Scotiabank Place / The Police at their Zenith...
The Police à leur zénith... Le trio atteint une autre dimension à la Place Banque Scotia
Un rythme entraînant et les voici, un à la suite de l'autre s'amenant sur scène. Sting prend place sur un tabouret, guitare classique au cou, Stewart Copeland est derrière son impressionnante batterie et son attirail de percussions et Andy Summers est toujours accroché à une Fender.
Plusieurs attendaient 'Message In A Bottle', ils ont eu 'Bring On the Night', dans une version lente au possible. Mais ça, c'est la façon de faire du groupe The Police, sur scène. Imprévisible. En tout cas, pas mal plus que sur disque.
Sur scène, son répertoire atteint une autre dimension. The Police avait donné rendez-vous à sa légion de fanas, hier soir, à la Place Banque Scotia. Un seul mot pour décrire la soirée, "ÈNERGIQUE". Une soirée où Sting et compagnie ont atteint le summum.
Le temps de s'installer avec 'Synchronicity II' et 'Walking on the Moon' et le tour était joué. Au bout d'une heure, c'était clair comme de l'eau de roche, le spectacle du groupe dysfonctionnel par excellence allait se retrouver dans les premières pages des annales du rock dans la capitale fédérale.
On connaît l'histoire du trio. Il s'est formé en 1977 suite à l'initiative de Stewart Copeland. Les trois musiciens se sont dit au revoir et merci, en 1986. Chacun a par la suite vaqué à ses occupations et les chances de les voir se réunir à nouveau se sont amenuisées au fil des ans. L'inévitable s'est produit et The Police a entamé une tournée mondiale, le 28 mars 2007, à Vancouver. Elle doit en principe se terminer le 5 ao?t, à New York.
L'arrêt à Kanata était le premier de l'ultime jet de la dernière série de spectacles. Une première halte et toute une, en dépit des problèmes de voix de Sting, dans la chanson initiale. Des pépins qui se sont vite résorbés. On la souhaitait limpide, cette voix, et on l'a eu. Elle était nettement plus claire dans 'Walking On the Moon' et davantage dans 'Don't Stand So Close To Me'.
étonnant à quel point ce groupe-là a paru décontracté, hier soir. Les guerres intestines semblent avoir cédé le pas à une belle harmonie entre les trois musiciens. Ils avaient l'air de tout sauf d'un trio aux prises avec des personnalités diamétralement opposées.
Une autre constatation, Sting, Copeland et Summers sont encore capables de folles et épiques envolées. La nouvelle version de 'Can't Stand Losing You' en est une preuve évidente.
Mais la foule s'était clairement déplacée pour entendre les incontournables et fidèle à ses habitudes, The Police n'en n'a pas raté beaucoup.
Les incontournables, et bien, elles ont pour titres 'Every Little Thing She Does Is Magic', 'Wrapped Around Your Finger', dans une version plus sombre, 'De Do Do Do, De Da Da Da' ont été fort bien reçues. Pas autant que 'Message in a Bottle' dont les premiers accords ont vite été reconnus et salués par une salve bruyante. Idem pour 'Roxanne', attendue celle-là. Elle mènera aux rappels. L'heure de tombée a cependant sonné peu après 'King of Pain'.
En lever de rideau, pas n'importe qui, Elvis Costello et ses légendaires Imposters. Le mari de Diana Krall, Declan MacManus de son vrai nom, ses lunettes à la Buddy Holly, son complet foncé, sa voix particulière et sa musique encore plus particulière.
On lui a permis un maigre 40 minutes et c'est dommage, car on en aurait pris pour deux heures et même plus. Pas facile pour lui de choisir une douzaine de titres dans un répertoire comprenant 21 albums.
Heureusement, ses choix ont été judicieux. Il a retenu quelques chansons de son dernier disque, 'The Delivery Man', mais il a eu la gentillesse de puiser dans ses premières cuvées, ramenant entre autres, 'Everyday I Write The Book', 'Alison', 'Watching the Detectives', 'Radio, Radio', 'Pump It Up' et 'Peace, Love and Understanding'. Le quatuor les a interprétées comme on les a toujours appréciées, de façon assez crue merci et servies au premier degré. Dommage, les lumières se sont allumées immédiatement après la dernière pièce. Pas de place donc pour un rappel.
© Le Droit by Marc André Joanisse