| Show Date | 2007-09-16 |
| Location | Geneva |
| Venue | Stade De Geneve |
| Tour | The Police Reunion Tour 2007/08 |
2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / Mit Charme und Teamgeist...
Setlist
| 01 | Message In A Bottle |
| 01 | Walking On The Moon |
| 02 | Demolition Man |
| 03 | Voices Inside My Head |
| 04 | When The World Is Running Down |
| 05 | Don't Stand So Close To Me |
| 06 | Driven To Tears |
| 07 | Hole In My Life |
| 08 | Every Little Thing She Does Is Magic |
| 09 | Wrapped Around Your Finger |
| 10 | De Do Do Do, De Da Da Da |
| 11 | Invisible Sun |
| 12 | Can't Stand Losing You |
| 13 | Roxanne |
| 14 | King Of Pain |
| 15 | So Lonely |
| 16 | Every Breath You Take |
| 17 | Next To You |
Mit Charme und Teamgeist...
Sie kamen, spielten und siegten: Mehr als 25000 Fans liessen sich am Sonntag im Genfer Stadion von The Police begeistern.
Gleich beim Eröffnungssong 'Message in a Bottle' hatten Sting, Gitarrist Andy Summers und Drummer Stewart Copeland das Publikum in der Tasche. Das Trio spulte 15 Hits ab, darunter so zwingende wie 'Roxanne' und 'Walking on the Moon'. Der Abend endete nach vier Zugaben mit einem etwas hektischen 'Next to You'. Das Genfer Konzert war das einzige Schweizer Konzert der aktuellen Welttournee, für die sich die legendäre Band nach 23 Jahren wieder zusammengefunden hat.
Im weissen, ärmellosen T-Shirt und schwarzen Röhrenjeans zeigte sich Sting in Hochform - nicht nur stimmlich. Sein jungenhafter Charme liess ihn weitaus jünger als 55 erscheinen. Mit französisch gesprochenen Aufforderungen ans Publikum - "Chantez encore une fois s'il vous pla?t, et plus fort" holte er im Verlauf des Abends auch die Zuhörer in den hinteren Reihen aus der Reserve.
Im Verlauf ihrer zwar präzisen, aber zurückhaltenden Show kommunizierten die für ihre stürmische Bandbeziehung bekannten Musiker mehr mit dem Publikum als untereinander. Immerhin liessen sich Sting und Andy Summers keine Animositäten anmerken und demonstrierten auf der Bühne Teamgeist. Dabei hatte die legendäre Formation keine eigentliche Bühnenshow einstudiert.
Schliesslich beendeten The Police das Konzert zehn Minuten früher als angekündigt; von der Setlist, die sie zum Tourneebeginn in den USA jeweils gespielt hatten, fehlten in Genf zwei Titel. Das Publikum, vornehmlich Dreissiger bis Vierziger, die vorzugsweise paarweise anreisten, störte das wenig.
Obwohl dies der allererste Auftritt von The Police in der Schweiz überhaupt war, war das Konzert - anders als die meisten dieser Tour - nicht ausverkauft. Das Management hielt die Zahl der verkauften Tickets jedoch geheim. Möglicherweise hat man selbst die Band im Unklaren gelassen. Jedenfalls begrüsste Sting "40,000 Personen". In Wirklichkeit dürften es etwas mehr als 25,000 gewesen sein. Nur etwa ein Drittel der Zuschauer war aus der Deutschschweiz angereist, der Rest kam aus der Romandie und dem nahen Frankreich.
© Berliner Zeitung
2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / 'The Police': un trio très pro, mais sans brio...
'The Police': un trio très pro, mais sans brio...
Après les Rolling Stones et Elton John, c'était autour du trio anglais de faire chavirer de nostalgie la Suisse romande avec une représentation unique
ès les premières notes de 'Message In A Bottle', le message est clair: Police est bel et bien présent au rendez-vous fixé avec ses fans. Vingt et un ans que certains attendaient ça. Quelques-uns ne devaient d'ailleurs plus trop y croire. Et pourtant, Sting, Stewart Copeland et Andy Summers sont bien là, comme en ce jour de 1977 où ils ont formé The Police.
Trente piges après la sortie de 'Roxanne', la Praille se pare de couleurs bigarrées. Il y a les inconditionnels qui connaissent les paroles par coeur et qui ne peuvent s'empêcher de regarder avec gourmandise les stands de merchandising. Et puis il y a les curieux, ceux qui viennent parce que c'est mythique et parce que l'occasion de voir un concert en format géant ne se présente pas tous les jours. Mythique, un mot peut-être un peu fort mais dont on aime user lorsque le passé fait un retour aussi fracassant qu'inattendu.
Sur la gigantesque scène de métal, de spots et d'amplis, les trois hommes paraissent minuscules. Au diapason des accords, le frontispice et les parties latérales de la scène jouent au caméléon, comme sur 'Synchronicity II' ou ce 'Walking On The Moon' imparable. La fosse réagit aux moindres invitations de Sting, même sur les titres moins fédérateurs du trio tels que 'Driven To Tears', 'Hole In My Life' ou encore 'De Do Do Do, De Da Da Da'.
Niveau prestation, les quinquas assurent. La voix de Sting est soyeuse, Andy Summers se fait sobre à la guitare, tandis que Stewart Copeland martyrise joyeusement ses tomes. Très pros, les trois gaillards peinent malgré tout à transcender un public réceptif. Le show est huilé, inutile d'en rajouter. Le côté post-punk en rade depuis longtemps, le groupe revisite les cinq albums studio, comme pour accréditer la fulgurance d'un succès ponctué par un 'Synchronicity' écoulé à plus de dix millions d'exemplaires.
Si le public a apprécié la performance, pas sûr que les organisateurs aient eu la même réaction en observant les bâches noires qui couvraient une bonne partie des virages du stade. Terrorisé par le management du groupe, le staff a dû se plier aux directives en usant de ce stratagème pour masquer l'impression de vide.
On avait presque envie de le souligner à Sting lorsqu'il demanda aux 25,000 personnes de lever les mains au ciel... Mais le final se chargea d'estomper ce sentiment quelque peu amer par la grâce de 'Can't Stand Losing You'. Puis dès les mesures introductives de 'Roxanne', la Praille s'accorda, baignée de surcroît par une lumière rouge de circonstance. En rappel, 'So Lonely' et 'Every Breath You Take' s'appliquèrent à conclure en beauté un ensemble dépourvu de surprise.
© Le Matin by Mathias Enatanam
2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / 'The Police' enflamme le Stade de Genève...
'The Police' enflamme le Stade de Genève...
Pour l'unique date en Suisse de sa tournée de reformation, The Police a enflammé le Stade de Genève dimanche soir. Le groupe mythique a joué tous ses principaux tubes devant près de 30,000 spectateurs ravis.
Sting (chant et basse) et ses comparses Andy Summers (guitare) et Stewart Copeland (batterie) ont électrisé le stade dès le premier morceau, l'imparable 'Message In A Bottle'. Ils ont joué dix-neuf titres, dont les incontournables 'Roxanne' ou 'Every Breath You Take', avant d'achever leur concert de près de deux heures par un rageur et survolté 'Next To You' en rappel.
En débardeur blanc et jean stretch noir, Sting est apparu en grande forme vocale. Entre les chansons, il a adressé quelques mots en français à un public largement constitué de trentenaires et quadragénaires, souvent venus en couple.
Le légendaire groupe de rock-reggae, qui s'est reformé pour une tournée mondiale après plus de 20 ans de séparation, ne s'était jamais produit en Suisse de toute son histoire. Malgré l'ampleur de l'événement, le Stade de Genève n'a pas complètement fait le plein. Une majorité de spectateurs est venue de Suisse romande et de France voisine, selon les organisateurs.
© 24 Heures
2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / The Police impose l'état d'urgence à Genève...
The Police impose l'état d'urgence à Genève...
Reformé plus de vingt après sa séparation, le trio mené par Sting assurait la seule date suisse de sa tournée mondiale à Genève dimanche. Un concert plus punk que reggae, sans gras, sans insouciance. Les quelque 30,000 spectateurs ont eu droit à deux heures d'adrénaline et la plupart des grands tubes du groupe américano-britannique.
Frustré de grands matches de foot, l'équipe locale n'évoluant plus parmi l'élite, le Stade de Genève a donc fait appel à la police dimanche pour finir l'été en beauté. The Police. Celle qui mit en ordre de marche la musique anglo-saxonne grand public entre la fin des années 70 et le début des années 80.
A cette époque, le monde était plus lisible, bipolaire et à peine relevé, côté musical, de la déflagration punk. Avec leur punk-rock dopé au reggae, les trois policiers à la tignasse blonde faisaient danser la planète. Ils voulaient la célébrité et tous les moyens étaient bons.
Leurs insouciantes descentes, c'est du passé. Pourtant, à Genève, le décalage est apparu moins important que prévu. Sting et les siens sont raisonnablement bien parvenus à convertir leur musique d'un autre temps à notre époque paranoïaque.
Durant deux heures et dix-neuf titres, ils ont imposé aux spectateurs - essentiellement des 30-50 ans - une vraie rigueur, un martellement, du sec et du nerveux, de la guitare stridente et distordue, une basse plongeante.
Pas la moindre mièvrerie durant ce concert mais une suite de rythmes accélérés, sans respiration. L'état d'urgence.
Mais prenons le direct. Presque ironiquement, en préface au concert, le public a droit au 'Get Up, Stand Up' de Bob Marley. Puis le trio apparait. Un gong énorme initie la plongée en apnée.
La mise en scène est dépouillée. Une scène de 50 m de large; un tapis mural de petites ampoules pour souligner les humeurs par la couleur et des structures souvent abstraites; et six écrans.
'Message in a Bottle' démarre, très enlevé. Sting est en t-shirt blanc sans manches, jean noir plaqué. Sa voix en arabesque reste la marque de fabrique nécessaire du trio.
"Chantez avec moi s'il vous plaît!", lance l'Englishman en français avant d'entamer un 'Walking On The Moon' où sa voix se perd dans le vide intersidéral.
Derrière, Stewart Copeland est en t-shirt noir et ganté de blanc. Son jeu de batterie tendu et sa maestria aux cymbales font merveille sur 'Don't Stand So Close To Me'.
Avec parcimonie, il met en branle ses clochettes sur 'Wrapped Around Your Finger', avant de poursuivre sur le mode martial.
"De do do do", lance Sting, "de da da da", répond le public. La déclinaison de tubes se poursuit. Des photos d'enfants tristes sont projetées sur les écrans pendant 'Invisible Sun'.
A chaque fois ou presque, Andy Sumner - t-shirt de marin et veston - dégaine un solo distordu, strident, et souvent inaudible dans la masse sonore.
Un sommet émotionnel est atteint avec... "Roxaaaaaanne!". Le gentil reggae s'est mué en machine punk, avec relances et variations. Sting profère un chant de douleur déchirant. Puis tout s'arrête et le stade explose. Déjà une heure et demi de concert.
Le spectacle est rôdé. C'est le moment que choisit le trio pour s'éclipser. Il reviendra deux fois. D'abord avec 'King Of Pain' et un 'So Lonely' sans une ombre de sensiblerie.
Au moment de 'Every Breath You Take', quelques briquets s'allument pour ne pas tarder à s'éteindre. Jusqu'au bout, tendresse et nostalgie sont évacuées. Pour finir, 'Next To You' est asséné avec hargne. L'insouciance, c'était hier. Aujourd'hui, ça urge.
© Swiss-info by Pierre-François Besson
2007-09-16 GENEVA: Stade de Genève / The Police dépoussière la machine à tubes...
The Police dépoussière la machine à tubes...
Ils étaient plus de 25,000 hier au Stade de Genève pour applaudir le retour du trio anglais.
'Walking On The Moon', 'Message In A Bottle', 'Every Breath You Take'... En deux heures, trois coups de basse bien accordée et une lampée de sourires, The Police a fait son tour.
Dimanche au Stade de Genève, 28 000 personnes étaient attendues. Le chiffre final des entrées? Inconnu à l'heure du bouclage. Ce que l'on a vu, et entendu, en revanche, était plutôt positif. Pelouse envahie, mais rien d'une boîte à sardines. Les gradins de même. Un confort relatif, en regard du son catastrophique pour les auditeurs restés en arrière. Trop d'écho, les basses saturent.
Pour apprécier autre chose que l'éclatante forme de Sting relayée sur grand écran, il fallait se porter bien plus en avant. Autrement dit, payer plus.
Commencée sur les chapeaux de roue à 20 h 38, la prestation de Police aura duré deux heures moins trois minutes montre en main. Service marathon garni de tubes incontournables. The Police a fait son show, classique et sans surprise, à l'image d'une installation scénique sans démesure.
Stewart Copeland, batteur dont on ne louera jamais assez la finesse, s'est fendu de quelques jolis arrangements avec gong et clochettes, Andy Summers de deux ou trois solos hélas inaudibles, et Sting, très en voix, vieille basse élimée sous le coude, d'animer le tout d'une voix immuable.
Comment réincarner un groupe mort il y a plus de vingt ans? Réponse hier au Stade de Genève: en faisant la même chose, les querelles d'ego en plus, mais indiquées au préalable. Police n'est pas possible sans Sting, qui a besoin des deux autres. Le résultat, s'il manque de chair, n'est pas désagréable. Un nouveau disque, en revanche, on y croit moins...
© Tribune de Genève by Fabrice Gottraux